Plus le temps passe et plus mon esprit se contredit, d'une thèse contraire à l'autre, je me perd dans mes idées et me surprend à rêver de liberté. Oui, de liberté. Mais je me rends compte que rêver c'est fatiguant, espérer aussi, ça tue petit à petit, lentement et douloureusement. Je suis devenue un fantôme remplie d'un égo surdimensionner mais sans me mentir, tout ça ne sert qu'a cacher ce que j'essaye tant bien que mal de dissimuler : ma solitude, ma souffrance, mon blasement. J'ai besoin d'autre chose, de plus fort, j'ai besoin d'un ailleurs, j'ai besoin de partir, de me déconnecter. Je cherche à me construire pour ensuite me détruire puisque avoir mal signifie être vivant et ces temps-çi j'en ai tellement besoin, me sentir vivante, me sentir exister, me sentir présente. J'ai tellement envie de crier, crier au blâme, crier à l'abandon, crier tout ce que je pourrais jusqu'à vous en rendre sourd, jusqu'à en devenir folle. J'ai envie d'une vie, oui vraiment, parce que l'alcool n'est plus efficace et beaucoup trop éphémère de plus je suis fatiguée de devoir en user pour me sentir réelle. Où ce seuil d'auto-destruction va t-il me mener ? Oui parce que pour l'instant ça n'est pas prononcé, ça n'est même pas encore un problème mais faut-il vraiment en arriver à cet extrême ? A l'addiction ? A la drogue, au sexe, à l'alcool et à la déchéance ? Suis-je vraiment condamné à vivre enchainée à une passion ? Je veux une autre solution. S'il vous plaît. 8 novembre 2009